
la Co.
Nous croyons que les meilleurs moments se vivent dans le monde réel. Peut-être la technologie devrait simplement nous aider à les vivre davantage.Je m’appelle Jean-François Brideau.
Depuis aussi longtemps que je me souvienne, je n’ai jamais adhéré au rythme qu’on propose comme étant normal.
À l’école déjà, quelque chose résistait de façon constante, c’était cette impression qu’il existait une cadence imposée, un modèle implicite de progression, de réussite, de direction comme un plan de maison déjà dessiné qu’il suffirait d’exécuter.
Je n’ai jamais voulu exécuter le plan défini. J’ai toujours voulu comprendre comment dessiner le mien.
Mais pendant longtemps, la réalité ne laissait pas beaucoup d’espace à cette idée-là. Il faut travailler, avancer, s’adapter, élever une famille, composer avec ce qui est concret. Alors j’ai fait mon chemin et j’ai essayé des chemins alternatifs, des “plans B”, sans jamais vraiment assumer pleinement le “plan A” qui était là, en moi, depuis le début.
Avec le temps, j’ai compris que le problème n’était pas l’absence de direction ni de volonté ou de discipline, mais plutôt le fait de continuer à négocier avec un cadre qui ne me correspondait pas. Cela m’a épuisé.
Le projet, theCyclist est la première fois que je construis quelque chose sans le contourner pour plaire à la masse. C’est simplement le fait de faire ce que je fais déjà, mais sans le justifier en permanence.
Créer, rouler, observer, documenter à mon rythme, selon mes règles, en restant aligné avec ce qui me semble juste. La simplicité, la gentillesse, l’intégrité, et une forme de minimalisme dans la manière de vivre comme dans la manière de construire.
J’espère que vous saurez apprécier cette application qui invite à ralentir et à voir ce qui est déjà beau devant nous et à prendre le temps de le savourer.
L’idée
L’idée de TheCyclist s’est construite dans ma tête en arrière-plan, chaque fois que je roulais sans objectif précis.
Rouler à vélo, pour moi, n’a jamais été une question de performance ou de distance. C’était plutôt une façon de traverser la ville autrement. De regarder ce qui est habituellement ignoré au nom de la performance et des occupations mentales qui nous aveugle parfois et nous empêche d’être pleinement présent. De prendre des détours sans but particulier.
À un moment donné, j’ai voulu garder une trace de tout ça.
Pas pour en faire quelque chose de complexe, mais simplement pour ne pas perdre les endroits, les trajets, les petites découvertes qui finissent toujours par disparaître avec le temps.
J’ai cherché une application qui corresponde à cette manière de faire.
Quelque chose qui ne transforme pas l’expérience en données froides, mais qui permet de la documenter, de la revivre, de la prolonger un peu.
Je ne l’ai pas trouvée.
Alors j’ai commencé à construire quelque chose qui s’en rapproche.
Sans plan clair au départ. Juste une suite de décisions très simples, prises au fur et à mesure que le besoin devenait plus concret.
Les idées se sont empilées naturellement. Les premières esquisses sont devenues des écrans. Les écrans sont devenus des fonctions.
Et à un moment donné, TheCyclist existait déjà, sans que ce soit vraiment un moment précis.
» Slow living » est probablement la seule logique qu’il y a derrière.
La Co.
Cette compagnie est un espace de création avant d’être une structure. Un endroit où des idées prennent forme, parfois lentement, parfois de façon plus instinctive, mais toujours avec l’envie de rester proches de ce qui est réel et tangible.
Avec LE STUDIO dans ma tête, il y a cette liberté d’explorer, de tester, de construire sans trop figer les choses trop tôt.
Ugart Kroff va dans une autre direction, plus structurée, plus rigoureuse, presque artisanale dans la manière d’aborder les projets.
The Kind Matter est quelque part entre les deux, avec un intérêt pour ce qui touche à la façon dont les gens vivent les choses, pas seulement ce qu’ils utilisent.
Ce ne sont pas des blocs parfaitement séparés. Ils se croisent, se mélangent, se contredisent parfois aussi. C’est un peu le point.
Ce qui revient malgré tout, c’est une certaine manière de regarder les projets : essayer de faire des outils qui ne demandent pas plus qu’ils ne donnent. Des outils qui laissent de la place.
Avec le temps, il est devenu assez clair que la manière dont on construit quelque chose influence autant son résultat que l’idée de départ. La vitesse, la pression, la direction… tout ça finit par se retrouver dans le produit lui-même. Il y a donc une recherche assez simple derrière tout ça, même si elle n’est pas toujours facile à appliquer et c’est de construire des choses qui restent utilisables, compréhensibles, et surtout qui ne demandent pas de s’éloigner de ce qui compte ailleurs dans la vie.
Le travail prend une place, oui. Mais il n’est pas censé prendre toute la place.
Et si quelque chose doit émerger de tout ça, c’est une façon de continuer à créer sans perdre complètement le lien avec le dehors, avec le mouvement, avec les gens, avec le temps qui passe autrement que devant un écran.
La vision
Il y a quelque chose d’un peu étrange avec les outils qu’on utilise tous les jours. Ils finissent souvent par organiser nos journées plus qu’on ne les organise nous-mêmes. Il est devenu très facile, et c’ets voulu par ces systèmes, de se perdre et de perdre des heures emprisonnés derrière le DOOM SCROLLING des clips de 30 secondes…
On se déplace, on planifie, on consomme, on répond… et parfois on tombe dans la loop de stories, shorts, reels inutiles pendant des heures. Notre vie disparaît au rythme des algorithmes.
TheCyclist est né dans ce contexte-là, mais avec l’intention assez simple de remettre un peu d’espace dans tout ça.
Je ne veux pas changer la vie des gens, ni de proposer une autre manière “correcte” de faire les choses. J’invite plutôt à laisser une place différente aux déplacements, aux moments entre deux endroits, aux détours qu’on ne planifie pas vraiment.
Le vélo joue un rôle particulier là-dedans. Il ne va ni trop vite, ni trop lentement. Il laisse le temps de voir ce qu’il y a autour, sans en faire une performance, sans en faire une obligation non plus.
C’est dans cet équilibre-là que l’idée s’installe.
On vit beaucoup entre un point A et un point B mais un grand philosophe a suggéré que ce qui se trouve entre A et B s’appelle VIVRE.
Et peut-être que l’enjeu n’est pas de tout optimiser, mais simplement de ne pas perdre complètement ce qui devient visible quand on ralentit un peu.
Si TheCyclist peut servir à quelque chose, c’est peut-être à ça. Pas plus que ça.
Explorer autrement
TheCyclist est né d’une idée assez simple, presque évidente avec le recul : il y a souvent plus à découvrir autour de nous qu’on ne le pense.
On vit dans un rythme où les déplacements sont souvent réduits à leur fonction la plus directe. Aller d’un point à un autre. Faire plus vite. Faire plus loin. Passer à autre chose.
Et pourtant, une partie de ce qui rend une ville intéressante ne se trouve pas dans la destination, mais dans ce qui se présente entre les deux. Un café qu’on n’avait jamais remarqué. Une rue qu’on traverse sans vraiment la regarder. Un coin de quartier qui semble familier et différent à la fois selon la manière dont on l’aborde.
TheCyclist essaie de rester proche de cette idée-là. Sans la compliquer.
Une technologie au service de l’expérience
Il y a souvent une tension dans les outils numériques : celle de capter l’attention au lieu d’accompagner une expérience.
Ici, l’intention est un peu différente.
L’application existe pour suivre un mouvement, pas pour le remplacer. Elle sert à enregistrer, à se souvenir, à documenter ce qui a été vécu, mais sans chercher à prendre la place de ce qui se passe dehors.
Et si elle fonctionne comme prévu, on devrait presque l’oublier pendant qu’on roule.
Ce qui reste, ce n’est pas le temps passé dans l’application. C’est le temps passé à l’extérieur.
Une mobilité plus simple
Le vélo occupe une place particulière dans cette façon de voir les choses.
Il impose un rythme qui change la perception. Assez lent pour remarquer des détails qu’on ne verrait pas autrement. Assez fluide pour traverser des quartiers entiers sans effort particulier.
Ce rythme transforme les déplacements en quelque chose de plus ouvert. On n’est plus uniquement dans l’efficacité du trajet, mais dans une forme de présence à ce qui nous entoure.
Avec le temps, cela change aussi la manière de voir sa propre ville. Elle devient moins un réseau de routes et plus une succession de lieux, d’ambiances et de moments.
Une communauté fondée sur le respect
L’idée de communauté ici ne repose pas sur la performance ou la comparaison.
Elle repose davantage sur le partage d’expériences.
Des trajets, des endroits, des découvertes, des moments simples.
Chacun a sa manière de rouler, son rythme, ses habitudes. Et c’est justement cette diversité qui donne du sens à l’ensemble.
Il n’y a pas une seule façon correcte d’explorer une ville. Il y a simplement des façons différentes de la traverser et de la vivre.
L’accessibilité et le temps
Construire quelque chose d’utile implique aussi de penser à sa continuité.
Une application comme celle-ci a des coûts réels : infrastructure, stockage, synchronisation, maintenance. Mais cela ne doit pas se traduire par une fragmentation artificielle de l’expérience.
L’objectif est de garder une base accessible, et de proposer des options qui soutiennent le projet sans en dénaturer l’usage.
Pas d’ajout inutile. Pas de complexité superflue. Simplement ce qui est nécessaire pour que le projet puisse exister et continuer à évoluer dans le temps.
Grandir sans se presser
Il n’y a pas d’objectif de croissance pour la croissance elle-même.
L’idée est plutôt de rester utile, dans le temps, pour les personnes qui utilisent l’application.
Si elle aide à explorer davantage, à découvrir des lieux proches, à soutenir des commerces locaux, à créer des rencontres ou simplement à regarder son environnement autrement, alors elle remplit déjà son rôle.
Le reste est secondaire.
Une direction
Il y a une forme de simplicité recherchée dans tout ça, même si elle n’est jamais totalement atteinte.
Une manière de concevoir des outils qui laissent de la place à ce qui se passe en dehors d’eux.
Et peut-être, très simplement, encourager davantage de gens à sortir, à rouler, à observer, et à redécouvrir ce qui est déjà là, tout près.
et le sera toujours.
