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il y a 5 mois
Le vélo de vos rêves n’est peut-être pas celui qu’il vous faut

Lorsque vient le temps d’acheter un vélo, nous faisons souvent tous la même erreur : nous choisissons le vélo qui correspond à nos rêves plutôt qu’à notre réalité.

J’en suis un bon exemple.

J’adore les sentiers de vélo de montagne. Les descentes techniques, les chemins forestiers, les longues journées en nature. Lorsque j’ai décidé d’acheter un vélo, le choix me semblait évident : un vélo de montagne.

Sur papier, c’était le vélo parfait.

Dans la réalité, c’était une autre histoire.

J’habite à plus d’une heure des sentiers que j’aurais aimé fréquenter. Je n’ai ni camion, ni support à vélo, ni remorque pour le transporter facilement. Résultat : mon vélo de montagne passait la majorité de son temps à faire tout sauf du vélo de montagne.

Je l’utilisais pour aller chercher quelques courses, me déplacer en ville ou simplement rouler sur les pistes cyclables près de chez moi.

Rapidement, les inconvénients sont apparus.

Les pneus larges étaient plus lents sur l’asphalte. Les guidons tellement larges que traverser la porte était difficile. La position de conduite me causait de l’inconfort aux poignets lors des longues sorties. Le vélo n’était pas pratique pour transporter des sacs d’épicerie. Les suspensions, conçues pour les sentiers accidentés, n’apportaient  aucun avantage sur les rues que je parcourais chaque jour.

Mon vélo était excellent pour les 5 % du temps où je faisais réellement du vélo de montagne.

Pour les 95 % restants, il n’était pas le meilleur outil.  Finalement, j’ai arrêté complètement de m’en servir,  je l’ai laissé au sous-sol quelques années avant de le vendre.

Le piège du « un jour »

Lorsque nous achetons un vélo, il est facile de se projeter dans une version idéalisée de nous-mêmes.

On se dit :

  • Je vais faire du vélo de montagne toutes les fins de semaines.
  • Je vais partir en longue randonnée chaque été.
  • Je vais rouler 100 kilomètres à chaque sortie.
  • Je vais participer à des événements sportifs.

Peut-être.

Mais avant de choisir un vélo, il vaut la peine de se poser une question plus simple :

Comment vais-je réellement utiliser ce vélo au cours des prochains mois ?

Pas dans un monde idéal.

Dans votre vraie vie.

Choisir selon l’usage le plus fréquent

Une bonne règle consiste à choisir un vélo adapté à ce que vous ferez la majorité du temps.

Si 80 % de vos déplacements sont urbains, un vélo urbain ou hybride sera souvent un meilleur choix qu’un vélo de montagne.

Si vous transportez régulièrement des sacs, recherchez un modèle qui accepte facilement des porte-bagages.

Si vos trajets passent principalement sur l’asphalte, privilégiez le confort, l’efficacité et la praticité plutôt que les performances hors route.

Le meilleur vélo n’est pas nécessairement le plus spectaculaire.

C’est celui qui vous donne envie de rouler souvent.

Quelques questions à se poser avant d’acheter

Avant de sortir votre carte de crédit, prenez quelques minutes pour répondre honnêtement à ces questions :

  1. Où vais-je rouler la plupart du temps ?
  2. Combien de fois par semaine vais-je utiliser mon vélo ?
  3. Ai-je besoin de transporter des sacs ou des courses ?
  4. Les sentiers ou les routes que j’aime sont-ils facilement accessibles ?
  5. Mon choix est-il basé sur mon usage réel ou sur ce que j’aimerais faire un jour ?

Rien ne vous empêche de rêver

Choisir un vélo adapté à sa réalité ne signifie pas abandonner ses passions.

Si le vélo de montagne vous fait rêver, rien ne vous empêche d’en posséder un plus tard ou d’en louer un lorsque l’occasion se présente.

L’important est de reconnaître que le vélo parfait dépend du contexte, en plus on peut toujours modifier le vélo pour se l’approprier.

Le vélo de vos rêves est un excellent choix lorsque les conditions permettent de l’utiliser régulièrement.

Sinon, il risque de devenir un compromis coûteux qui reste accroché au mur du garage.

Et au final, un vélo ordinaire qui roule souvent vous apportera beaucoup plus de plaisir qu’un vélo extraordinaire qui ne sort presque jamais ou qui n’est pas adapté pour le type d’utilisation.